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Kurzweil
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Kurzweil Music Systems inc. a été fondé par l'inventeur Raymond Kurzweil et développa en premier lieu des machines à lire pour les aveugles. Il adapta ensuite sa technologie pour concevoir des instruments de musique. Leur premier synthétiseur, le K250, fut commercialisé en 1983 et depuis, Kurzweil continue à concevoir des claviers utilisés par les plus grands comme Peter Gabriel ou Stevie Wonder (qui utilisait déjà les machines à lire de la marque). La marque fut rachetée en 1990 par Young Chang.

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Kurzweil DMTi
Par rick49 le 18/01/2008 à 19:26 Pratique la musique comme un loisir.

Caractéristiques  
La DMTi est un convertisseur de formats numériques assez universel, avec génération/resynchronisation d'horloge.

Elle peut gérer 4 entrées et 4 sorties numériques stéréo de différents formats, et peut router les unes sur les autres très librement grâce aux sélecteurs en façade. Ces E/S sont aux formats :
- KDS (spécifique Kurzweil) : 1 entrée et 1 sortie
- AES/EBU : 2 entrées et 4 sorties
- S/PDIF optique : 1 entrée et 1 sortie, couplées avec la première entrée et la première sortie AES/EBU
- ADAT ou TDIF avec l'une des 2 cartes en option

Elle peut servir de générateur d'horloge maîtresse (word clock) et de convertisseur de fréquence d'échantillonnage. Elle possède donc une entrée et une sortie word clock (en BNC).

Chaque sélecteur en façade correspond à un bus numérique de sortie, et permet de sélectionner quel bus d'entrée y est relié. Les paires stéréo en sortie de tous les formats sont reliées ensemble. Par exemple, le bus stéréo 2 sort à la fois sur la sortie AES/EBU 2, le bus 3-4 de la carte optionnelle ADAT ou TDIF (notée MDM) et le bus stéréo B de la sortie KDS (pour cascader deux DMTi, ou sortir vers un processeur d'effets Kurzweil ou un K2600).

Remarques spécifiques aux K2500/K2600 :
- l'entrée KDS véhicule également dans l'autre sens le bus stéréo 1 de sortie (relié au premier sélecteur) vers l'entrée numérique de la carte sampling d'un K2500/K2600 si ce dernier en est équipé
- pour utiliser la DMTi avec un K2500, ce dernier doit être équipé de l'option KDFX; pour l'utiliser avec un K2600, ce dernier doit être équipé de l'option DIO-26
- sur le K2600 uniquement (pas le K2500), on peut utiliser la sortie KDS de la DMTi pour réinjecter les informations sur les 4 bus stéréo internes de celui-ci

Un cinquième sélecteur permet de choisir la source d'horloge à utiliser comme référence pour toutes les sorties numériques. Tous les signaux d'entrée sont alors resynchronisés sur cette horloge (avec éventuellement conversion de fréquence d'échantillonnage), ce qui est extrêmement commode.

Pour préciser un peu les choses, voici un exemple concret d'utilisation dans mon studio. Pour info, je possède une console Yamaha 02R avec des cartes ADAT et TDIF, un K2500X pourvu du KDFX et donc de l'interface KDS, ainsi que quelques autres instruments à sortie numérique (S760, E6400 et ASR-10).

La sortie ADAT et la sortie horloge (word clock) de la DMTi sont connectées aux entrées correspondantes de la 02R.
Le K2500 est relié à la DMTi par le câble KDS (qui n'est autre qu'un simple câble VGA de PC) véhiculant les 4 bus stéréo numériques.
La sortie ADAT du E6400 (qui est équipé de la carte optionnelle correspondante) est branchée sur l'entrée ADAT de la DMTi, et les sorties S/PDIF des S760 et ASR-10 sur les entrées AES/EBU de la DMTi.

Grâce à ce système, on peut connecter sur les 8 voies de la 02R affectées à la carte ADAT n'importe lesquelles des entrées numériques de la DMTi, par exemple soit les 4 bus du K2500 si l'on veut enregistrer simultanément 4 de ses instruments sans tout mélanger, soit la même chose pour le E6400, soit un panachage de tous les instruments connectés (par exemple, 1 bus du K2500, 2 bus du E6400, le S760 et l'ASR-10) ...
L'énorme avantage, c'est que comme la DMTi resynchronise tout et peut générer sa propre horloge (qui est d'ailleurs bien plus propre que l'horloge interne de la 02R), il n'y a pas à se préoccuper des horloges de tel ou tel instrument, et finis les "clicks". De plus, en branchant la word clock sur l'entrée correspondante de la carte son (j'ai une MOTU 2408 Mk2), toute la chaîne numérique est parfaitement synchrone.

C'est donc le système idéal pour travailler avec une console numérique ou une carte son pourvue d'entrées numériques. Si ma 02R avait été équipée d'entrées AES/EBU et non ADAT (je l'ai achetée d'occasion), j'aurais pu utiliser les sorties AES/EBU de la DMTi.

Ces caractéristiques en font donc un appareil très intéressant, quasiment sans équivalent sur le marché (aux tarifs proposés en occasion) et pas forcément réservé aux possesseurs de K2500/K2600. Juste un petit défaut qui peut être gênant pour certaines configurations : il ne travaille qu'à 48 kHz au maximum. De plus, Kurzweil n'est pas très clair, voire même contradictoire, sur la résolution maximale de la DMTi utilisée avec un K2500. Le manuel de la DMTi indique qu'elle travaille jusqu'à 26 bits du côté K2500 (qui fonctionne par défaut en 20 bits pour les sorties numériques), mais celui du KDFX affirme que la résolution ne peut pas dépasser 16 bits. Où est la vérité ? Je n'en sais strictement rien, j'ai laissé le K2500 en mode 20 bits et tout fonctionne ...
Avis Global  
Ce petit appareil (vendu neuf fort cher à l'époque, mais beaucoup plus abordable en occasion) a complètement révolutionné ma façon de travailler, puisqu'il m'a permis d'homogénéiser totalement mon home-studio numérique, en conservant un maximum de signaux dans le domaine numérique sans conversions parasites, et en gérant les horloges numériques avec beaucoup d'efficacité (c'est souvent le cauchemar des possesseurs de ce genre de studio).
Je le recommande chaudement à tous les possesseurs de consoles numériques, ne serait-ce que pour son générateur de word clock souvent bien plus stable que les horloges internes des consoles, tout en restant beaucoup moins cher qu'un générateur dédié certes encore plus efficace, mais plutôt réservé aux studios fortunés en raison de son tarif. Et si vous avez en plus un K2500/K2600, c'est le bonheur, surtout que les convertisseurs N/A du K2500 ne sont pas ce qui se fait de mieux à mon avis ...
[ Plus d'info : Kurzweil ]
Kurzweil KSP8
Par kurzaddict le 19/04/2007 à 16:52 Pratique la musique comme un loisir.

Caractéristiques  
Jolie machine qui permet de disposer, en tout, de 8 entrées, 8 sorties, 8 bus d'effets (8 mono ou 4 stéréo ou 1 surround5+1 + 1 stereo) le tout entièrement routable, déroutable et re-routable. 4 jacks balancées en entrée, 4 itou en sortie, plus une ES AES/EBU utilisable en S-PDIF (à condition de trouver le câble adéquat).
Tout est numérique, et si l'on utilise les convertisseurs AN/NA de la bêbête on n'est pas déçu (très propres et silencieux, ils expliquent en partie le prix élevée de la machine... enfin c'est du Kurzweil).
Options pour mettre de l'ADAT, rajouter 4 ES analogiques ou même du mLan si l'on fait confiance à une techno mal supportée dont les drivers sont en général instables.

Bon, les effets : reverbs, chorus, flanger, phaser, équaliseurs, délais, distorsion, émulateurs d'ampli et de HP, rotary speakers, tremolos, pitchers, modulateurs en annaux, simulateurs de stéréo, éhanceurs, et j'en passe.

La bestiole ne fait pas tout : il lui manque, pour être vraiment complète, un algo de pitch-shifting et un correcteur d'intonnation - ce sont les deux seules choses que j'arrive à lui reprocher éventuellement. Si vous avez un Eclipse d'Eventide, donc, ne le vendez pas tout de suite

Tout est éditable (sauf les algos, mouarf !). Pour résumer, on a l'algo (reverb, chorus, etc) -> le preset (algo avec ses paramètres) -> la chaîne (une suite de presets branchés en série) -> le bus d'effets (le tout "packagé" avec du paramétrage spécifique plus de la modulation plus du contrôle MIDI) -> le studio (config des bus d'effets + routage). Et, au passage, TOUT est éditable (encore une fois : c'est du Kurzweil, hein). Le routage est presque parfait (seul regret : on ne peut pas associer un BUS au MIX comme on le ferait avec le canal "AUX" sur un K2600 - les initiés comprendront - mais en faisant ré-entrer le signal dans la bête ça fonctionne tout aussi bien !).

A aucun moment je n'ai eu le sentiment que la plaquette publicitaire de l'engin "embellissait" ses caractéristiques !

Ah, oui : MIDI IN, OUT, THRU, chaque bus peut être contrôlé par un canal MIDI différent, et le tout tient dans un rack de 2U. Le ventilo est un tout petit peu bruyant, histoire de râler par principe.

Pas d'édition par PC ou Mac.

Je ne connais aucun processeur d'effet aussi puissant. Pour résumer : vous avez droit d'utiliser 16 U à peu près comme vous le souhaitez dans la machine (à répartir entre vos bus d'effets, donc). Un "U", c'est une unité d'effet. Une reverb simpliste, par exemple, consomme 1 U, alors qu'un combo guitare avec chorus et reverb en consommera (de tête) 4. Ca laisse donc tout plein de place pour jouer ! Je n'ai jamais vu (mais chuis jeune après tout) un multi-effet capable d'une telle puissance.

Note pour les pocesseurs de K2600/K2500 avec KDFX : bah là-dedans, y'a (je crois) 4 fois la puissance d'un KDFX, avec les mêmes presets, PLUS quelques uns supplémentaires (je ne les ai plus en tête). Niveau son, on peut arriver au même résultat avec KDFX + entrées sampling + programmes "Live" sur les Kx00, mais bonjour l'inconfort et au revoir la puissance...

Seul regret, donc, le correcteur d'intonation, mais on ne peut pas non-plus tout avoir !

Ah, tiens, j'allais oublier : sur chacune des 8 entrées, on dispose, gratos (càd sans consommer d'U), de 2 équaliseurs paramétriques au choix (high-shelf, low-shelf, bell, notch, mais aussi générateur de bruit, disto, etc : y'en a une 30aine disponible !!!). Oh putain... Ca vaut bien un 10, avec ça !
Utilisation  
Configuration ultra simple à partir du moment où l'on a compris l'enchaînement algo/preset/chain/bus/studio. Je suis habitué aux K2x00 de Kurzweil, et la programmation se fait de la même manière. Menus et sous-menus sont imbriqués mais de façon assez logique : quand on est sur "un truc" éditable, il suffit de presser le bouton "Edit" pour l'éditer, et "Exit" pour le quitter.

Un truc 'achement pratique : les vu-mètres permettent de suivre ce qui rentre (et ce qui clippe) d'un seul coup d'oeil sur les 8 canaux, aux choix en entrée, en entrée du bus d'effets, en sortie du bus d'effet ou en sortie tout court. En plus, il suffit de cliquer sur un bouton pour voir de vrais vu-mètres bouger à l'écran. Ca s'appelle "multi-stage metering" en langage branlette, euh, marketing... mais c'est bien pratique.

L'édition est facile, et toutes les actions s'entendent immédiatement sur la machine. Possibilité, pour chacun des paramètres de chacun des algos (!) d'associer un contrôleur physique (MIDI) ou virtuel (LFO, ASR, tempo, ...), avec valeur haute, valeur basse et "profondeur" (bah comme le K2x00, quoi)

Le manuel d'utilisation est clair et bien fait - mais il faut vraiment le lire pour comprendre comment fonctionne la chose. Le manuel de référence (qui ne fait que reprendre chacun des algo et décrire ses paramètres) fait quand même 300 pages (avec des schémas).

L'édition se passe avec des paramètres qui sont exprimés en grandeurs physiques et/ou humaines ! Par exemple, les délais ne sont pas exprimés en "frames" (hum) mais en ms ou BPM. Les hauteurs de coupures des filtres sont exprimées en notes (A3, C#4, etc) ce qui rend leur utilisation nettement plus agréables.

Histoire de râler : les boutons du panneau de commande sont un peu "mou" à la réponse, j'aurais préféré des boutons plus ferme pour une machine de ce prix !

Il existe aussi en option une télécommande, la RSP8, qui ne sert strictement à rien si vous avez un seul KSP8 et un contrôleur MIDI (en gros, c'est un déport de la façade du KSP plus 8 potentiomètres plus un joystick).
Qualité Sonore  
Ahum... Les effets.. Ouille ouille ouille...
Globalement, les presets de la machine sont très bons, il y a déjà de quoi faire. Les reverbs sont plutôt neutres (style TC), mais on peut quasiment toutes les rendre plus chaleureuses avec les eq. Les chorus sont très bons, ils font ce qu'on leur demande.
Les disto et simulateurs de HP sont absolument à chier (en même temps, il faut être très con pour penser qu'une machine numérique peut facilement remplacer un bon vieil ampli à lampes bien réglé). Mais, surprise : autant sur une guitare électrique "dry" ça ne sonne pas, autant sur un piano (électrique si possible) ça rend vraiment du tonnerre !
Les eq sont super, super, super riches : il y a de tout et on peut quasiment tout faire avec, même se lancer dans un peu de vocoding (ah, d'ailleurs, il n'y a pas de vocodeur dans la machine). Les flangers sont irréprochables (et surtout bien paramétrables !!).

Les délais sont super riches aussi (un 8-tap, ça vous dit ?), configurables soit en ms, soit en BPM. Le temps max de délai est, je crois, de quelques secondes (5 de mémoire) : pas assez pour faire du sampling live. Il y a des gated delays aussi (et des gated reverbs). Si vous prenez la peine de combiner delay+chorus léger, vous pouvez recréer facilement le delay du TC2290 et vous prendre pour The Edge.

Après, on se lance dans le "bizarre". Et là, wow... Le Fireworks peut aller se coucher !! On rote dans un micro et ça génère un rythme de batterie pendant 10 secondes.... Evidemment, de ce point de vue là, les presets sont juste là à titre d'exemple (on n'est plus dans le prêt-à-porter de l'effet mais dans le sur-mesure), mais en bidouillant un peu, on peut (et rapidement) arriver à des effets richissimes... et que ce soit au synthé, à la voix ou à la guitare, on peut facilement se faire des délires assez poussés.

Ah, et j'oubliais : compresseurs, expandeurs, etc font très bien leur boulot (de nbx paramètres pour les contrôler, des side-chain, ...).
Avis Global  
J'ai attendu plus d'1 an avant de pouvoir m'en payer un mais du coup je peux revendre tous mes vieux multi-effets
En gros, vous devez empilez environ 4 PCM81 pour arriver au même niveau de puissance !
La qualité est vraiment au rendez-vous, de même que la facilité d'édition et la logique d'utilisation (pas de contrainte, comme sur le fireworks, du genre "il faut utiliser au max un exemplaire de tel ou tel bloc d'effet : là, vous pouvez enchaîner 8 ring mods si ça vous amuse !).

J'ai pu essayer pas mal de multi-effets, TC et Lexicon essentiellement (et des Digitech quand j'avais envie de rigoler ) et, franchement, la qualité se vaut ! Le Kurzweil est assez polyvalent, peut être moins de "personnalité" que sur les Lexicon sorti de la boîboîte mais par contre beaucoup plus souple et riche au final.

Si je devais refaire ce choix demain, ben... je le referais ! Le prix fait mal mais quand on pense à la puissance de l'engin, on comprend (et admet) le prix ! Bien sûr, il pourrait avoir des atouts supplémentaires (édition - voire utilisation en plug-in - depuis PC ou Mac, vocodeur, pitch-shifter, encôôôôôre plus de routing), mais tel qu'il est il peut déjà balayer 90% des multi-effets d'un studio normalement constitué !

Bref : 10/10.
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